"La caverne empestait. Des cadavres à demi dévorés jonchaient le sol, et des nuées de moucherons s'envolèrent que je heurtai du pied la carcasse sanguinolente d'un orque. Un grognement émana du fond du boyau, tandis que le bourdonnement des insectes envahissait l'endroit.
Je tirai Arandal. Marchant le plus silencieusement possible, je m'enfonçai plus avant. La lumière décrut, et bientôt je ne puis plus m'orienter. Je reculai un peu, sortit mon briquet et ramassai une branche morte sur le sol couvert d'immondices. La lumière de ma torche improvisée illumina la scène.
Un gigantesque tas de corps putréfiés empuantait la caverne. Autour des cadavres, des monceaux d'armes étaient éparpillées. Les corps étaient essentiellement ceux de quelques pillards orques trop curieux. Contournant le funèbre entassement, je continuai mon chemin. J'avais de plus en plus de mal à respirer dans cet environnement souillé.
Je finis par déboucher dans une vaste salle intérieure éclairée d'un rai de lumière filtrant d'un trou dans la montagne. Le troll, d'abord surpris par mon arrivée impromptue, rugit avec fureur. La bête se saisit d'un gigantesque tibia, et se dirigea d'un pas pesant vers moi. Brandissant Arandal, je chargeai.
Le troll abattit son arme, et je sautai de côté, tandis que le gourdin improvisé se brisait sur le sol. Je frappai avec fureur, entaillant profondément l'énorme bras écailleux me faisant face. La bête ne parut pas s'en apercevoir, et me frappa du dos de la main, me jetant au sol. Le souffle coupé, je roulai sur le dos, évitant de justesse les griffes du monstre, qui crissèrent sur la pierre. Me relevant, haletant, je tailladait sa panse graisseuse, avant de voir subitement le sang s'arrêter de couler, et la blessure se refermer. Un autre coup m'envoya de nouveau au sol, le torse lacéré. Le troll pencha sa face hideuse au-dessus de moi. D'épais filets de bave jaunâtre gouttaient de ses crocs. Il ouvrit largement la gueule, prêt à m'engloutir...
- NON !
J'enfonçai ma torche dans la gorge du monstre. Une écoeurante odeur de chair brûlée emplit l'air. La bête hurla de douleur, et j'affermis ma prise sur la torche, cautérisant implacablement mon adversaire. Avec un râle de souffrance, le monstre s'effondra en arrière, son cri s'achevant dans un épais nuage de fumée grasse qui sortit de sa gueule."
C'est en gobant que l'on devient Gobelin.
Il n'existe pas de lumière. Il n'y a qu'une absence de ténèbres.
Devant un mur, un elfe tentera de passer au-dessus, un nain au-dessous,
un homme à travers. Un halfling cherchera la porte...